Etes-vous double-screening addict ?

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Etes-vous double-screening addict ?

Lors d'une récente enquête menée sur la consommation de programmes sportifs, je me suis interrogé sur le degré de pénétration du double-screening chez les téléspectateurs français.

L'art de regarder plusieurs écrans à la fois

Ce terme de double-écran désigne l'habitude de regarder plusieurs écrans en même temps comme suivre une rencontre sportive sur sa télé avec son smartphone dans la main.

Le double-screening serait un phénomène de plus en plus répandu d'après plusieurs études nord-américaines.

Cette étude réalisée en 2023 par Deloitte révèle en effet que :

2023 sports fan insights: The beginning of the immersive sports era
Sports fandom is changing. A more immersive sports fan experience involving multiple channels and modes of engagement will best meet the changing fan’s needs.
  • Pour 71% des américains amateurs de sport, le direct demeure le contenu de prédilection
  • 77% de ces fans pratiquent le multi-tasking, qui consiste à agrémenter le spectacle sportif d'autres activités comme commenter sur les réseaux sociaux, ou encore regarder un second match sur un autre écran 🤔

La France ne serait pas épargnée

A en croire plusieurs sources, les français auraient pris le virus.

Fin 2025, un billet d'Ali Baddou rapporte que ce phénomène grandissant a déjà un impact sur les contenus proposés en VoD.

Double screening : les plateformes s’adaptent
Vous connaissez forcément ce geste devenu automatique : la télé allumée, une série Netflix qui défile, et vous, les yeux rivés sur votre téléphone. Vous scrollez, vous commentez. C’est ce qu’on appelle le double screening, ou l’art de ne jamais regarder un seul écran à la fois.

D'après le tout premier baromètre de la consommation de programmes sportifs de l'Arcom auprès de 3000 français, le double-screening serait une pratique déjà massivement adoptée en 2023.

Baromètre de la consommation de programmes sportifs | Arcom
L’Arcom est l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, née de la fusion du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi).

Sur les 62% des français qui regardent des retransmissions sportives en direct, une grande majorité d'entre eux (80%) déclarent faire autre chose en même temps - ce qui représente pas moins d'un français sur deux (en incluant ceux qui se désintéressent des émissions en direct) - d'après ce rapport.

Alors qu'on peut imaginer ce phénomène plus répandu chez les jeunes générations, les résultats d'un rapide sondage organisé en 2026 révèlent une pénétration multi-générationnelle de cette pratique .

©Classico App - enquête sur la consommation de programmes sportifs

Ce que cela nous apprend

#1 - Les troubles de l'attention devant un match ne seraient pas que l'affaire de la gen Z 😅

#2 - Les amateurs de sport à la télé demandent davantage d'implication et d'interaction.